L’association

Historique

Suite au choc du Tsunami de Noël 2004, sept personnes du milieu de l’enseignement en Alsace se rassemblent pour fonder l’association « Pour Un Autre Monde » avec l’objectif d’éduquer pour un développement durable.

Après avoir fourni 18000 repas pendant 1 an à 5 petites écoles de la côte sud du Sri Lanka, réhabilité des bâtiments, mis en place des toilettes et des bibliothèques, « Pour un autre monde » a laissé ces écoles jouir de leur autonomie retrouvée et s’est  tourné vers le Burkina Faso.

Le premier projet a été intégré en 2005/2006 dans le village de Bobomondi : mise en place d’une bibliothèque, d’un verger, d’un jardin, d’un moulin à grain, d’un atelier de couture ainsi que l’électrification de la bibliothèque et des logements enseignants, et la formation aux techniques agro-écologiques au centre Albert SCHWEITZER à Ouagadougou.

Puis en fonction de l’analyse des demandes des écoles partenaires, signataire d’ une convention avec la DSONG (direction du suivi des ONG, organisme d’Etat au Burkina Faso) « Pour un autre monde » a acquis de l’expertise dans :
-    La mise en place de bibliothèques dans les 10 écoles partenaires et au centre d’expérimentation et de partage de techniques adaptées au Sahel (CEPARTAS), dans des locaux provisoires loués 38 euros par mois,
-    La mise en place et le suivi de formations au compostage sahélien, puis de jardins scolaires pour former les élèves et améliorer leur alimentation,
-    L’envoi en formation et la mise en place de formations à la pépinière pour la création de haies vives à usage défensif utilisables par les pasteurs pour le bétail en saison sèche,
-    La reforestation sur la base un élève / un arbre,
-    L’envoi en formation de fabrication de grillage de parents volontaires et la création d’emploi local ( mise en place de 5 machines manuelles),
-    L’installation de moulins à grains dans trois et bientôt quatre villages et le suivi de gestion avec les COGES (comité de gestion des parents)
-    La mise en place d’ateliers de couture et la formation de jeunes filles déscolarisées dans trois villages et à Titao en partenariat avec le CEBNF (Centre d’éducation de base non formelle, organisme de Ministère de l’enseignement de base et de l’alphabétisation)
-    La mise en place de cuiseurs solaires, paraboles d’abord puis cookit, avec un projet de fabrication locale au CEBNF

 

Objectifs

L’association a pour objet :
-    de promouvoir des jumelages entre écoles du Sud et communautés scolaires du Nord pour l’accès des enfants à l’instruction et à l’éducation en partenariat avec les associations, groupements locaux des parents, les communautés villageoises et les administrations locales ;
-    d’initier des parrainages d’enfants, de classes, ou d’établissements scolaires
-    d’engager une aide ponctuelle ou dans la durée, liée à un projet de développement durable et de promotion de l’agro-écologie ;
-    d’assurer un relais d’information et de sensibilisation sur ses activités et projets en France et dans le pays du Sud où elle les exerce ;
-    et plus généralement d’agir en tous domaines pour permettre à des enfants d’exercer leur volonté de solidarité envers les plus démunis.

 

Lieu d’intervention

Le Burkina Faso

Pays sahélien, le Burkina Faso se situe parmi les pays les plus pauvres du monde : le pays a été classé au 177ème rang sur 182 pays sur le plan de l’Indice de Développement Humain (santé, éducation et niveau de vie), en 2010.

Le pays couvre une superficie de 274 200 km² avec une population estimée à 13 228 000 habitants, soit une densité moyenne de 48 habitants au km². Cette densité classe le Burkina Faso parmi les pays les plus peuplés de la sous région. Le taux de croissance démographique y est de 2,68% par an.

Au plan économique, l’agriculture constitue le secteur vital de l’économie, car elle contribue à plus de 38% du PIB, emploie près de 90% de la population active, et procure plus de 50% de recettes totales d’exportation.

Cette agriculture reste encore tributaire des aléas climatiques : sécheresses et pluies diluviennes. Elles sont la cause des déficits agricoles et alimentaires importants, aggravant la situation des populations rurales déjà fragiles.

La province du Loroum

Cette province se situe au Nord du Burkina Faso, dans la zone sahélienne et doit donc faire face à des conditions climatiques extrêmement difficiles. De plus, en 2011, le cumul des précipitations s’est avéré très nettement inférieur aux moyennes annuelles. D’après le ministère de l’éducation Burkinabé, la province du Loroum est l’une des régions les plus défavorisées du pays.

Titao

Titao, chef-lieu de la province du Loroum, regroupe 39 villages et reste un endroit isolé : il faut parcourir près de 45 kms de piste à partir de Ouahiguya, la principale ville de la région. Titao se situe à 230 km de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.