CEPARTAS

La cour en Février 2011, juste louée, sèche,dure à retourner

Le Burkina Faso se situe parmi les pays les plus pauvres du monde.
Pays sahélien, son agriculture est tributaire des aléas climatiques : sécheresses et pluies diluviennes. Elles sont en partie la cause des déficits agricoles et alimentaires importants, aggravant la situation de populations rurales déjà fragiles.
En 2011, le cumul des précipitations s’est avéré très nettement inférieur aux moyennes annuelles dans le secteur de Titao et d’après le ministère de l’éducation Burkinabé, la province du Loroum est l’une des régions les plus défavorisées du pays ( grand nombre de classes sous paillottes).
Effectivement, depuis les grandes sécheresses la population Burkinabé s’est adaptée pour partie à des pratiques agricoles dans un but productiviste : utilisation d’engrais chimiques, de charrues lourdes et de tracteurs, sans compter feux de brousse et déforestation pour avoir du bois de chauffe.…Ces pratiques agricoles inadaptées s’additionnent aux difficultés climatiques. Aujourd’hui les sols sont dégradés, la productivité agricole est faible, les productions vivrières sont de faible quantité et de faible diversité. De plus la méconnaissance de certaines techniques agricoles traditionnelles ( zaï, diguettes) dévalorise le statut et le rôle du paysan. Ce qui encourage la population à l’exode rural et donc à la fuite des compétences.

« Pour un autre monde » lutte contre ce déséquilibre alimentaire en agissant au sein des écoles depuis sept ans.Celle-ci sont incitées à créer des cantines endogènes et des jardins potagers avec l’aide morale de la DPEBA et l’investissement des parents d’élèves. Le projet de création de jardins agro-écologiques s’est répandu dans 4, puis 10 et maintenant 14 écoles du secteur et se répand encore.
Aujourd’hui l’association souhaite étendre ce projet en mettant un centre de formation à disposition : le CEPARTAS (Centre de partage de techniques agricoles adaptées au Sahel) pour démontrer l’efficacité des techniques agro-écologiques,  créer un jardin expérimental et semencier, une pépinière et des ateliers de formation, dans l’objectif de faire accéder la population locale à l’auto suffisance alimentaire et à une réflexion sur le développement durable.La même, fin Octobre 2011: tomates et aubergines sur zipellé composté
Un centre provisoire existe  mais se révèle déjà trop petit pour la pratique agricole. Le centre définitif est en voie d’installation sur un terrain de cinq hectares.